Le 109 : Pôle de cultures contemporaines - ville de Nice

PORTRAITS À DISTANCE #1 : Julien DONADA

PORTRAITS À DISTANCE #1 : Julien DONADA

L’été, le soleil, la chaleur : beaucoup seront alanguis le temps d’une pause sur un transat, les doigts de pied en éventail. L’occasion d’ouvrir un livre, de consulter son téléphone ou — mieux — de lire les "Portraits à distance" du Forum ! Munis de notre bâton de pèlerin, nous avons interviewé diverses personnalités qui ont été associées aux actions du Forum, dans leur grande diversité : architectes, scénographes, designers, danseurs, photographes, cinéastes, habitants… À la manière d’un faux et bref questionnaire de Proust, nous les avons interrogées sur leur relation à l’architecture à travers leurs perceptions, leurs parcours et leurs souvenirs. Ces courts portraits estivaux sont une occasion, après un printemps éprouvant, de pratiquer une forme d'architecture buissonnière d'été, faussement insouciante et plus sérieuse que sa forme apparemment légère.

Quel est votre parcours ?
Je suis réalisateur je fais des documentaires, mais aussi des fictions. En 2012, Beau Rivage, mon premier long métrage est sorti.
Tourné entre Nice et Antibes, comme la plus part de mes fictions.
Pour ce qui est des documentaires, je travaille au hasard des rencontres et des envies. Beaucoup de mes documentaires parlent de l’architecture, de la ville, même si j’essaie de ne pas faire que ça, c’est une problématique me suit.

Quel est votre rapport à l’architecture ?
Tout le monde a un rapport intime, affectif, critique, préconçu à l’architecture. Beaucoup n’en n’ont pas conscience. Moi, si.

Qu’est-ce que "présenter l’architecture" ou "vivre l’architecture » ?
Savoir regarder, surtout ce que l’on n’aime pas.

Avez-vous un souvenir d’architecture qui vous tient à cœur ? (un bâtiment, un paysage, une rencontre, une ville)
Mon premier souvenir marquant à l’architecture moderne, a été de déambuler quand j’avais une dizaine d’années avec mon frère et mes cousins dans la Villa Noailles à Hyères. La villa était totalement abandonnée et tombait en ruine.
Nous étions livrés à nous-mêmes dans cette maison et ce parc extraordinaire. Mon oncle qui habitait non loin de là, nous avait donné le nom de l’architecte en disant d’y prendre soin.
Mais à cet âge, nous n'y prenions absolument pas soin.
Bien au contraire.