Le 109 : Pôle de cultures contemporaines - ville de Nice

UN JOUR, UNE ŒUVRE #8 : KIOSQUE À MUSIQUE À RABAT, 1989

UN JOUR, UNE ŒUVRE #8 : KIOSQUE À MUSIQUE À RABAT, 1989

Lorsque la Ville de Nice a reçu le fonds d'archives privées de l'architecte Guy Rottier (1922-2013) — à l'initiative du Forum et avec les contributions décisives du service des Archives et du MAMAC —, l'engagement a été pris de rendre ces quelques huit mille pièces accessibles au public, au fur et à mesure que de leur inventaire et catalogage. En trois ans, deux expositions au Forum et une exposition hors les murs ont déjà permis de lever le voile sur ces témoignages, pour la plupart inédits, de la pensée et de l'œuvre d'un des architectes niçois les plus singuliers. Avec "Un jour, une œuvre", nous donnons à voir dix-huit pièces comme autant de "coups de cœur" qui, par la variété même de leurs formes, de leurs supports et de leurs contenus, illustrent la construction des idées de Guy Rottier et du cheminement de sa pensée, véritable machine à idées de l'architecture du xxe siècle.

#8 : Kiosque à musique dans un jardin public, Rabat (photographie, auteur non crédité)

Guy Rottier vécut et enseigna à Rabat pendant presque toute la décennie 80. Il y réalisa quelques projets, notamment à Touarga, enclave dans le territoire de la capitale marocaine sur laquelle sont implantés le palais royal et certains ministères d'importance.

Après un précédent projet inabouti de théâtre de verdure pour la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence pensé à la fin des années soixante avec le compositeur Karlheinz Stockhausen, il reprend ici, à une échelle moindre, la thématique d'un lieu ouvert pour la musique. Il s'agit cette fois d'un petit aménagement dans un jardin public, comportant une scène comme soulevée au-dessus d'une surface d'eau et quatre murets de soutènement intégrés au jardin, faisant office d'assises complétant la typologie d'un petit auditorium à ciel ouvert. Abrité sous quatre corolles de béton supportant un jardin lui aussi en suspension, l'ensemble joue sur un brouillage des formes entre le bâti et le végétal.